Une
fête qui vient de loin...
Du
13 au 17 juillet 2000, les visiteurs de Brest 2000 vont, une
fois de plus, s’étonner et s’émerveiller au spectacle
de centaines de voiliers anciens aux silhouettes très
diverses, parfois inattendues, mais toujours belles et émouvantes…
Et tout le monde, des spécialistes aux plus néophytes,
sera immédiatement sensible à cette "esthétique
des différences" qui est la marque de la grande époque
de la marine à voile.
Brest
2000, c’est avant tout une exceptionnelle "revue" qui de la voile
carrée au mât-aile ou du Prao
à l’Hydroptère nous restitue une part de
la grande histoire maritime et nous permet de mesurer la lente
évolution des formes et des matériaux, des coques
et des gréements.
Brest
2000, c’est aussi (à un niveau plus modeste) l’aboutissement
de tout un travail mené en Bretagne depuis une vingtaine
d’années.
Le
1er rassemblement significatif qui pose le concept des Fêtes
maritimes de voiliers traditionnels tel qu'il est toujours
mis en œuvre à Brest 2000, reste le rassemblement
de Pors-Beac’h en 80.
Pour
la première fois, près de 70 voiliers anciens dont
le dundee "Mutin" de la Marine Nationale et la
gabarre "Notre Dame de Rumengol" venaient faire
la fête dans le petit port coquillier de la rade de Brest.
La plupart des bateaux de ce premier rassemblement se retrouveront
à Brest 2000, parmi de plus grands et de plus prestigieux…
mais le plaisir sera le même et le bonheur des belles manœuvres
et des rencontres entre équipages toujours intact.
De
Pors Beac'h 80 à Brest 2000, les trois grandes "étapes"
de la belle aventure des fêtes maritimes dans le Finistère
Le
temps des pionniers : Pors-Beac’h 1980, 82 et 84
Le temps de la reconnaissance : Douarnenez 86 et 88
800 voiliers, 200.000 visiteurs… et 300 journalistes
Les oysters boats de Falmouth, le salon du bateau en bois,
le couta de Sydney,
Le Roar Egge du Musée Viking de Roskilde, l’Atlantic
Challenge et Lance Lee de l'"Apprentice Shop" du Maine, les
misainiers bigoudens et les pinasses d’Arcachon, les boiers, les
botters, les hoogaars néerlandais, les catalanes de Collioure,
les hookers de Galway... Le Sedov, le Kaskelot, le Kaliakra,
le Classe J Velsheda... La présence des plus grands
photographes de mer : Quéméré, Mendlowitz,
Plisson, etc..
Le
port de pêche du Rosmeur, la S.N.S.M, le Comité
Local des Pêches, la mise en lumière de Yann Kersalé,
le Belem en bleu.
Le
temps de la consécration : Brest 92, puis Brest
96
2500 voiliers, près d’1 million de visiteurs, 700 journalistes
Les
entreprises et les réseaux économiques mobilisés
La
Penfeld et le Château de la Préfecture Maritime,
le Port de Commerce.
Les
dockers, les transitaires, les pilotes, la Direction du Port Militaire,
le remorqueur de haute mer l’Abeille Flandres, le baliseur Georges
Joly, la bouée de séparation du trafic du rail d’Ouessant,
l’espace Grand Large, etc...
Le
lancement de la goélette La Recouvrance et les 80
voiliers du concours "Bateaux des Côtes de France"
en 92, La mise à l'eau de Notre Dame de Rumengol
en 96. Les voiles latines de Méditerranée, les barges
de la Tamise, les grands caboteurs hollandais armés au
charter…
Le
Pride of Baltimore et le HMS Rose, le pavillon américain...
la caravelle portugaise "Boa Esperança". Les Trois-mâts
norvégiens (le Lehmkuhl, le Radich, le Sorlandet)…
La
"grande régate" emmenant toute la flottille de Brest
à Douarnenez… Aujourd'hui une "classique" quasi obligatoire
Les
1001 sonneurs, les œuvres de Paul Bloas en fresques sur le site
Le
repas des 15.000 membres d'équipages, les 5000 bénévoles...
la foule immense sur les quais
…Mais
tout cela est du passé, place à Brest 2OOO, la grande
fête des bateaux et des
équipages